Bien que retiré depuis 2009, de la direction et n'exerçant plus aucune responsabiltité au sein de la Compagnie les Caramels fous, dont il est désormais membre bienfaiteur, Michel Heim a répondu sans hésiter à la demande de la troupe, d'écrire pour elle, un nouveau spectacle musical.
Dans "Pas de Gondoles pour Denise", d'une conception beaucoup moins classique que celle des deux grands derniers succès des Caramels fous que sont "Madame Mouchabeurre" et "Les Dindes galantes", Michel Heim multiplie les lieux, les personnages, les situations, afin de rendre compte avec humour, de notre société foisonnante et contradictoire et qui, bien souvent, semble marcher sur la tête.
Un aéroport, un plateau de télévision, un lit, un jardin public, un institut de beauté, le back office d’une banque, Internet, un café près de la Madeleine, un commissariat de police, un hammam, un palace, un quai de Seine, une église, la station de métro Rome… autant de lieux où se croise une foule de personnages en quête de rencontres amoureuses : une masseuse frustrée, un homo timide, une femme d’affaires sans scrupules, une vedette de la télévision en perte de vitesse, un jeune cadre aux dents longues, un macho libidineux, un limonadier vieux garçon, une esthéticienne fleur bleue, un transsexuel improbable, deux policiers lymphatiques, des sosies de Village People, un vieux juif, un jeune prêtre, un émir placard, un clandestin S.D.F., un kiki, un loulou, la mère Michel et puis… Denise, lesbienne au grand cœur, qui passe partout le chiffon, le balai, la serpillère… dans une lutte éternelle contre la saleté.
Tous ces personnages finiront par se rencontrer et peut-être s’aimer ; certains iront même jusqu’à se marier, mais tous ne partiront pas en voyage de noces à Venise. Et certainement pas Denise !
Pour faire chanter Denise, les Caramels fous ont évidemment puisé dans le répertoire de Sheila et Ringo mais aussi dans ceux de Claude Nougaro, Charlotte Julian, Nat King Cole, Sylvie Vartan, Johny Hallyday, Pink Martini, Janet Jakson, France Gall, Britney Spears, George Michaël, Françoise Hardy, Blues Trottoir, Helmut Fritz, Charles Aznavour, Michel Sardou, Lio, Gloria Gaynor , Tino Rossi, Queen, Franck Sinatra, Herbert Pagani…. Sans oublier leurs chanteurs fétiches : Charles Trénet, Michel Berger, Barbara, Abba, ainsi que les grands compositeurs d’opérettes et de comédies musicales : Jacques Offenbach, Jerry Hermann, John Kandler, Irwin Berlin, Claude-Michel Schönberg, et d’opéras : Georges Bizet et Giuseppe Verdi.
L'équipe de création :
Livrets et paroles détournées : Michel Heim - Chorégraphies : Alma de Villalobos - Direction musicale et harmonisation des voix : Nicolas Kern - Mise en scène : Alma de Villalobos et Nicolas Kern avec la participation de Michel Heim et le concours amical de Jean-Pierre Rouvellat et Hélène Hamon - Arrangements : Robert Suhas - Pianiste et répétiteur : Pierre Cornevin - Lumières : François-Eric Valentin - Son : Yann Lemêtre, Anthony Desvergnes et Tristan Devaux - Costumes : Guillaume Attwood assisté de Frédéric Verdure - Conception du décor : Thierry Quessada - Régisseur général : Frédéric Morel - Régisseur plateau : Philippe Restani - - Maquettiste affiches et programme : Thierry Quessada
"Besame mAcho", a été créée le 9 novembre 2011 et jouée avec succès, jusqu'à la fin de l'année au théâtre de l'Etoile Royale à Lyon dans une mise en scènde Giorgio Carpintieri, avec la distribution suivante (par ordred d'entrée en scène) :
Carmen : Giorgio Carpintieri, Pilar : Aude Carpintieri, Capitaine Ruben Marquez: Michel Valls,
Sergente Solédad Garcia: Iris Munos, Diégo de la Vega : François Tantot.
Guitare et arrangements musicaux : Giacomo Anastasi - Basse : Pascal Bonnet - Bandonéon : Dominique Vandenbrouck-Nicolas.
Ce onzième spectacle écrit par Michel Heim pour les Caramels fous, s'il n'est pas, comme certains ont pu le croire son "testament", constitue inconstablement une somme de son expérience tant sur le plan personnel que de son savoir-faire en la matière. (cf. la note de l'auteur en pièce jointe).
De l'avis général, Madame Mouchabeurre apparaît comme le spectacle le plus abouti pour ce qui est du livret et sans doute le plus intéressant quant au fond.
Si Madame Mouchabeurre n'est pas le dernier que Michel Heim écrira pour les Caramels fous, il est le dernier pour Nadine Fety, la chorégraphe de la Compagnie depuis Pas de Banane pour Lady Jane. Sans elle, son talent, son extraordinaire énergie, les Caramels fous n'auraient jamais atteint le niveau qu'ils ont aujourd'hui; peut-être même qu'ils n'auraient pas vécu jusqu'à aujourd'hui.
Car plus encore que pour les spectacles précédents la création de Madame Mouchabeurre a exigé beaucoup d'énergie de la part de tous et un nombre de répétitions intensives sans quoi, le spectacle nn'aurait pas eu la qualité que le public est en droit d'attendre des Caramels fous.
L’action de Madame Mouchabeurre se déroule à Plou Her Meur, petit port du pays bigouden, et s’étend sur une trentaine d’années, des années 50 marquées par l’arrivée du Coca Cola en Europe, aux années 80 où la France entre dans l’ère des « fast food ».
Le destin de Gwenda Mouchabeurre, (traduction littérale de Butterfly), commence aussi tragiquement que celui de la malheureuse japonaise. Comme Butterfly, Gwenda Mouchabeurre, née Chouchen, sera séduite et engrossée par un marin américain sans scrupules, un certain John Pinkerton. Cependant Gwenda Chouchen ne se fera pas Harakiri, mais épousera Yvon Mouchabeurre, un brave garçon à qui elle était promise depuis toujours, sans toutefois lui avouer qu’il n’est pas le père du petit Jean né prématurément moins de neuf mois après leur mariage.
L’histoire s’arrêterait là, si une vingtaine d’années plus tard, un navire américain n’accostait à nouveau à Plou Her Meur, avec à son bord un certain John Pinkerton Jr…
Les musiques de Madame Mouchabeurre sont empruntées à Michel Emer, Charles Trenet, Jean-Pierre Savelli, Chantal Richard, Alberto Janes, Salvatore Adamo, Paul Misraki, Léonard Bernstein, Willis, Morey Amsterdam, Bill Dee, Jacques Datin, Daniel L Warner, Elton John, Bernie Taupin, Antoine Montoya, Daniel Chenevez, Wolfgang Amadeus Mozart, Claude-Michel Schönberg, Roy, Bill Dees, Jacques Offenbach, Julien Clerc, Percy Mayfield, Jean Louis Aubert, Patrick Juvet, Jacques Brel, Laurent Voulzy, F. Thomas, Emile Carrara, James Horner, Michel Berger, Michel Jonasz, Vincent Scotto, Barbara, John Kander, Serge Gainsbourg, Michel Polnareff, Rita Mitsuko, J.-P. Bourtayre, Bjorn Ulvaeus, Marc Shaiman.
L'équipe de création :
Livrets et paroles détournées : Michel Heim - Chorégraphies : Nadine Féty - Direction musicale et harmonisation des chœurs : Nicolas Kern - Mise en scène : Nadine Fety et Michel Heim avec le concours amical de Jean-Pierre Rouvellat et Hélène Hamon - Arrangements et claviers : Robert Suhas - Pianiste et répétiteur : Pierre Cornevin - Lumières : François-Eric Valentin - Son : Yann Lemêtre, Anthony Desvergnes et Tristan Devaux - Maquettiste : Thierry Quessada - costumes : Guillaume Attwood assisté de Jérémie Hazael Massieux - Perruques : Margot Blache - Accessoires : Fabrice Meillier - Conception du décor : Olivier Ménestrier, Thierry Quessada, Alexis Haouadeg, Jean-François Dewulf, Frédéric Morel - Régisseur général : Frédéric Morel - Régisseur plateau : Philippe Restani - Accueil : Fabrice Ravenel, Olivier Brand, Jean-Louis Camet - Maquettes : Thierry Quessada - Photos : Annemiek Veldman - Dessin : Philippe Vidal
Les costumes et décors ont été réalisés sous la direction des créateurs par des membres de la Compagnie avec l’aide de Sylvie Boschetti et
Madame Mouchabeurre a été créé en 2009 au théâtre Le Trianon à Paris et repris l'année suivante au théâtre du Gymnase, avant de partir en tournée dans diverses villes en régions et en banlieue parisienne.
Un matin de juillet 2004 lors du festival d'Avignon, Hervé Latapie, animateur de la discothèque "Le Tango" à Paris, rencontre Michel Heim à la terrasse d'un café. C'est alors qu'il lui fait part d'un projet qui lui tient à coeur : montrer l'évolution du discours sur l’homosexualité au cours du XXème siècle à travers la chanson. Hervé Latapie a déjà produit un tour de chant sur ce thème, mais il aimerait en faire un spectacle plus étoffé qui soit à la fois pédagogique et distrayant. Ce matin-là il demande à Michel Heim qui accepte, de lui écrire ce spectacle.
Ainsi naît "Chantons dans le placard" dont l'argument est le suivant :
Un jeune chanteur monte à Paris passer une audition pour jouer dans une mystérieuse comédie musicale gay. Mais comment choisir judicieusement une chanson « gay » ? Il rend visite à un artiste, maître es-comédie-musicale, renommé pour sa gouaille et sa culture interlope. Le « maître », accompagné par son ami pianiste, lui propose le meilleur et le pire de la chanson à consonance gay. Ainsi, mine de rien, on balaye un siècle de chansons gay.
"Chantons dans le placard" a été créée en mars 2005 au "Tango" par Denis D’Arcangelo, Patrick Laviosa et Benoît Romain, dans une mise en scène de Christophe et Stéphane Botti.
Pour la reprise en 2011 par Alvaro Lombard, Michel Heim, et Vincent Escure, de nouvelles chansons ont été ajoutées et Michel Heim a remanié l'ensemble des dialogues.
à la maternelle
l'âge de raison
dernière communion
il venait d'avoir 18 ans
jeune cadre dynamique
coming out
to be or not to be ?
le temps des fleurs